Événement Séminaire : Architecture et paysage des formes de vies démocratiques #3
Cycle de séminaires à Marseille
Du au
Vivre en démocratie, c’est vivre en démocrate, pratiquer « l’autogouvernement ». Or le cas échéant, ceci a lieu quelque part. C’est en nous situant et en interagissant avec notre environnement que nous participons à la création de nos conditions d’existence et c’est en vertu des qualités de certains lieux que nous avons l’opportunité de le faire. Par exemple, que permet l’architecture de la salle de classe, de l’hôpital, du jardin public, et qu’interdit-elle ? Comment « lire », à l’aune de l’autogouvernement, les paysages que forment un champ de maïs à perte de vue, une zone commerciale, une plantation de palmier à huile, un open space ? Ces questions introduisent à une zone intermédiaire entre des conceptions plus convenues, notamment entre celles qui décontextualisent les pratiques de la citoyenneté, et celles qui réduisent nos relations aux lieux à une forme ou une autre d’ « enracinement ». Elles débouchent sur une réflexion pluridisciplinaire concernant les manières de construire et d’habiter les paysages contemporains, dans la perspective, en particulier, d’une interrogation sur les formes possibles de la réalisation d’un commun. Les collections du MUCEM seront précieuses pour accompagner ces approches et leur « donner corps ».
Pour sa troisième année, le séminaire s’attache à explorer cette notion au moyen de trois axes principaux qui sont la question du droit du paysage, de l’art et de l’artefact situé comme étant des activateurs de lien social, et la question de la place publique comme élément clef de la notion de voisinage.
Coordination :
- Jean-Marc Besse (Géographie-cités, EHESS, CNRSCentre national de la recherche scientifique)
- Eugénie Denarnaud (École nationale supérieure de paysage de Marseille)
- Joëlle Zask (Centre Norbert Elias, Université d’Aix-Marseille, Institut universitaire de France)