Escalier(s)

07 juillet 2021

 
 

Du 1er au 19 septembre 2021

Dans le cadre de « Jardins ouverts », évènement organisé par la région Île-de-France, l’École nationale supérieure de paysage a le plaisir d’accueillir trois installations de l’artiste Téo Bétin. Du 1er juillet au 19 septembre, vous pourrez les découvrir ici et là sur le site.

 
 
 
 
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Escalier noir, terrasse nord. Photo : École nationale supérieure de paysage.

 
 
 
 

Entre le sol et le sommet, la terre et la cime, les différents niveaux du jardin, l'escalier marque l'établissement d'une construction, d'un passage qui s'inscrit dans le temps, en opposition à l'échelle qui reste mobile.

L'escalier noir ne nous mène nulle part pour ainsi dire, il devient un espace, qui aspire à exister ailleurs. Entièrement noir, il marque une absence de couleur, de lumière ; il renvoie à ce second espace, occupé par l'image « fixé-sur-verre », reproduction d'une autre architecture, qui nous transporte jusqu'au jardin Agronomique de Vincennes.

La construction présente dans l'image a été réalisée avec du bois de l'île de la Réunion (Kiosque en bois du pays). L'escalier, lui, a été construit avec des éléments en bois trouvés dans le jardin, dans les espaces du Potager du Roi.

Une troisième sculpture, comme un espace de rituels, est présente pour servir de vaisseau, celui qui pourrait nous transporter dans la mémoire.

L'œuvre est là pour interroger notre usage des matériaux : à quel point ce que nous abandonnons laisse-t-il des traces de nos identités ?

 
 
 
 
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Escalier noir, terrasse nord. Photo : École nationale supérieure de paysage
 
 
 
 

Où les admirer sur le site ?

Escalier noir, terrasse nord.

Grande image, en haut de la rampe qui mène dans le jardin.

Troisième sculpture, 5e des onze.

 
 
 
 
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Escalier noir, terrasse nord. Photo : École nationale supérieure de paysage
 
 
 
 

À propos de Téo Bétin

Téo Bétin est diplômé de l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris et il vit à Maisons-Alfort. Son travail de sculpture mélange assemblage et photographies « fixé-sur-verre ». Ces constructions jouent entre intérieur et extérieur et apportent un regard sur les différents types d'espaces qui nous entourent. Entre architecture et objet, les sculptures de Téo Bétin interrogent ce qui nous manque.

Il a fait partie du Forest Art Guyane 2017 et a également été l'invité de la Biennale de Dak'Art au Sénégal en 2018. En décembre 2021, il est invité à produire une sculpture-installation pour l'exposition internationale Abolitions dans le cadre de la première biennale intercontinentale en Guadeloupe.