Nature urbaine. Marseille : ville sauvage ou nature civilisée ?

25 juin 2012

 
 

Mercredi 27 juin 2012

IMéRA (salle de conférence)
2 place Le Verrier
Marseille

Atelier organisé par l'IMéRA en partenariat avec la Mission Caroline (Ville de Marseille), l'Ecole nationale supérieure de paysage, Créateurs de lieux et les éditions Wildproject.

Cet atelier est le troisième d'une série d'ateliers annuels intitulée Invisible Dynamics: the Science and Art of a Sense of Place. Il s'inscrit dans un partenariat entre l'IMéRA et la Mission Caroline qui s'est engagé en 2010 sur la base des recherches de deux artistes américains : Peter Richards, résident de l'IMéRA, et son épouse Sue Richards. Leur intérêt pour la manière dont les gens acquièrent un sens du lieu a inspiré de nombreux échanges sur la façon dont les activités humaines marquent les lieux, et sur les éléments qui permettent aux gens de se sentir en relation avec leur communauté et leur espace de vie.

Ce partenariat initial, qui s'est traduit par deux ateliers organisés à l'hôpital Caroline en 2010 (3 et 4 juin) et 2011 (9 juin), s'élargit cette année à de nouveaux partenaires : l'Ecole nationale supérieure de paysage, l'association Créateurs de lieux, et les éditions Wildproject.

 
 
 
 

Thème de l'atelier 2012

Nature urbaine. Marseille : ville sauvage ou nature civilisée ?

Marseille est entrée en avril 2012, avec Le Cap (Afrique du Sud), Sydney (Australie) ou San Francisco (USA), dans le club des villes possédant un parc national périurbain. Entre l'espace "naturel" des Calanques (saturé d'usages) et l'espace "urbain" proprement dit (plein d'interstices et de friches), Marseille déploie une typologie variée de relations à la nature. Cette relation ville-nature semble faire partie du patrimoine marseillais.

Par-delà les logiques binaires, la ville invite ainsi à penser l'urbanisme par analogie avec l'acte de jardinage (Anne Spirn, Granite Garden, 1985, Jean-Noël Consalès, notion d'"agri-urbanisme").

Depuis l'archipel du Frioul, espace autrefois voué à l'urbanisation, et désormais intégré au parc national, étudiants et chercheurs, enseignants et professionnels confronteront, à partir du cas marseillais et d'un projet de jardin au Frioul, les nouveaux modèles urbains que propose l'écologie urbaine.

 
 
 
 

Programme

  • 8h40 - Accueil café
  • 9h00-9h30 - Accueil par Roger Malina (astrophysicien, OAMP, IMéRA) et Samuel Bordreuil (sociologue, LAMES, IMéRA) et présentation des partenaires
  • 9h30-10h00 - Baptiste Lanaspèze (auteur, éditeur, concepteur-coordinateur du GR13) - Ville sauvage

Si la ville est bien "le laboratoire des civilisations" (O. Spengler), quel type de ville peut correspondre à la révolution culturelle que propose la pensée écologiste? De l'affirmation de la "naturalité de la ville" (R. Park) aux mises en œuvre imaginées par la paysagiste Ann Spirn, jusqu'à la "théorie du lieu" du géographe Augustin Berque, on envisagera quelques allers-retours entre Marseille, Boston et Tokyo.

Readings : R. E. Park, The City ; Ann W. Spirn, Granite Garden, Urban nature and human design ;
A. Berque, Du Geste à la Cité

  • 10h00-10h30 - Philippe Cadoret (paysagiste, enseignant de l'école de paysage)

Présentation de l'atelier de projet de jardin à l'hôpital Caroline (îles du Frioul) : Culture nature

  • 10h30 - Pause café
  • 10h45-11h45 - Présentation de trois projets de jardin à l'hôpital Caroline par des étudiants de l'école de paysage
  • 11h45-12h30 - Discussion
  • 12h30-14h00 - Pause déjeuner
  • 14h00-15h00 - Peter Richards (artiste, Exploratorium de San Francisco) et Isabelle Rault (paysagiste) - Reading the landscape - living in the present

Strip the brain of too much feedback from the senses and life not only feels poorer, but learning grows less reliable. Diane Ackerman
Humans have no choice - their existence only has meaning in the context of the physical world. This existence is fed by sensory input - individual receptors that gather and transmit data to the brain for processing. In our technological times, there are many reasons for the interruption of this flow of information from the physical world - i.e., other sources and amounts of data. Is there value to occasionally taking time to live in the present? Is there value in periodically giving ourselves over to engaging the world through our senses?

Landscape architect Isabelle Rault and artist Peter Richards will share some of their strategies for opening the senses to the physical world. Isabelle Rault will talk about her relationship with the Frioul Archipelago and how she has learned to read this beautiful yet harsh landscape. Peter Richards, who was principal investigator for the Outdoor Exploratorium Project in San Francisco, will talk about the impetus for creating a group of exhibits outside the museum to help people engage in the physicality of their surroundings.

  • 15h00-15h30 - Discussion
  • 15h30-15h45 - Pause café
  • 15h45-16h15 - Jean-Noël Consales (géographe, urbaniste, TELEMME) - Marseille/Agri-urbanisme

Il s'agira, tout d'abord, de montrer comment l'agriculture a structuré le territoire marseillais et ses paysages. Il s'agira, ensuite, de comprendre comment l'agriculture urbaine sous toutes ses formes (de l'exploitation professionnelle aux jardins collectifs) peut ou pourrait, sur ce même territoire, être source de projets : des projets d'agri-urbanisme.

  • 16h15-16h45 -Emmanuel Delannoy (expert en développement durable, Institut INSPIRE) 

Les leçons de la nature en faveur d'une meilleure organisation de la Cité

  • 16h45-17h30 - Discussion et conclusion