ANNULÉ : Workshop "Voyage dans l'anthropocène" - du 14 au 17 avril 2020

 
 
Le workshop "Voyage dans l'anthropocène" du 14 au 17 avril 2020 est annulé, par mesure de prévention face au risque de contamination au COVID-19. Nous vous invitons à consulter régulièrement notre site Internet et nos réseaux sociaux pour une mise à jour de la situation.
 
 
 
 

Le paysage dont vous êtes le héros

Épisode 1 : du côté des terres

workshop anthropocène


Le workshop « Voyage dans l’anthropocène » a pour objectif de comprendre comment se matérialise l’impact de l’homme dans l’espace sous l’angle des terres déplacées et de se saisir de ces particularités pour refonder le projet de paysage dans une perspective de métabolisme urbain. Du positionnement subi des terres au projet de paysage, quelle place pour le paysagiste de demain ?
 
Ce voyage est ouvert à 18 étudiants et professionnels des métiers de l'aménagement du territoire et de la conception de l'espace : urbanisme, architecture et paysage. L'intitulé du workshop fait référence à l’ouvrage inspirant de Claude Lorius et Laurent Carpentier Voyage dans l’anthropocène, cette nouvelle ère dont nous sommes les héros, traitant de l’impact de l’homme sur les éléments naturels.
 
 
 
 

Programme du workshop, de Saint-Quentin-en-Yvelines à la plaine de Versailles

Jour 1 - mardi 14 avril : De la base de loisirs de Saint-Quentin-en-Yvelines aux paysages de steppes
- Basculer le paysage : du remblai à la crête…
- Marcher sur un remblai autoroutier, se frayer un chemin, s’imaginer une crête. 
- Sculpter le paysage : revenir à la matérialité des terres comme matériau capable de faire basculer in situ et in visu vers un ailleurs. 
- Imaginer la suite...

Jour 2 - mercredi 15 avril : Quand les coteaux s’érodent et que l’eau travaille
- Observer les plis d’un paysage en mouvement, de la plaine agricole de Versailles aux coteaux d'Arcy et de Bailly
- Sédimenter, s’éroder : observer, dessiner les mécanismes de dépôt et d’érosion, les traces de l’eau, d’affleurement des horizons sédimentaires pour imaginer le mouvement des sols dans le temps. 
- Comprendre les mécanismes de sédimentation et d’érosion des forces géologiques pour inscrire l’action de l’homme comme une force géologique conscientisée.

Jour 3 - jeudi 16 avril : Terre à terre
- Être élément : être eau, roche, relief, sédiment, pour construire et déconstruire les paysages, imaginer leur évolution dans les plis du temps non-humain
- Arts-plastiques, expression corporelle, dessin, photo, audio, modelage : expression vivante des deux jours de marche dans l’anthropocène. 
- De la maquette d’observation à la maquette sculptrice : modeler les paysages de demain. 
- Jouer avec les échelles. Amplification, augmentation : effleurer les bords du possible. 

Jour 4 - vendredi 17 avril : Atterrir
- Matin : finalisation des travaux en cours
- Après-midi : restitution et moment de convivialité

 
 
 
 

Les encadrants du workshop

 
 
 
 
ML Garnier

Marie-Laure Garnier, Paysagiste DPLG, chargée de mission Terres et paysage à l'École nationale supérieure de paysage

Diplômée de l’École nationale supérieure de paysage en 2016, Marie-Laure Garnier est également diplômée de l’École normale supérieure de Paris, en Lettres. Son apprentissage à la Ville de Paris, de 2013 à 1016, lui a permis de comprendre la relation du métabolisme urbain au paysage en réalisant une étude sur l’économie circulaire et les jardins publics.

Après une expérience professionnelle en direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL), en Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement (CAUE) puis en agence, elle retourne en 2019 à sa réflexion liant le métabolisme urbain et le grand paysage, en co-créant l’exposition Terres en Mouvement, un examen des paysages de remblais en Île de France présentée à l’École nationale supérieure de paysage, à Versailles, lors de la première Biennale d'architecture et de paysage d'Île-de-France et dans le cadre de l’École Ouverte, avec le soutien d’ECT.

Aujourd’hui, elle participe à la pré-configuration d’une nouvelle chaire au sein de l’École nationale supérieure de paysage, liant Terres et paysage. Dans le cadre de cette mission, elle organise un voyage-atelier dans l’anthropocène qui marque les prémices d’un nouvel enseignement mêlant métabolisme urbain et relation au paysage, du côté des terres.
 
 
 
 
Laure Demellier

Laure Demellier, Paysagiste DPLG, enseignante en école de design

Diplômée de l’École nationale supérieure de paysage en 2016, Laure Demelier a poursuivi ses études à l’École normale supérieure de Cachan, en section design et passé l’agrégation d’arts appliqués.

Après une expérience en agence d’urbanisme (agence Devillers et associés), elle s’est lancée dans l’enseignement, en lycée d’abord dans une section arts appliqués ouis dans l’enseignement supérieur, cette année à Caen.

Elle accompagne la création du nouveau diplôme d’arts appliqués : le DNMADe (Diplôme National des Métiers d’Arts et du Design), une formation en trois ans qui remplace le BTS design d’espace. Elle enseigne dans l’atelier de création de ce DNMADe mention Espace qui comprend deux spécialités, spectacle et patrimoine.

Elle a concentré ses différents travaux de mémoire, ses projets et son diplôme à la question du risque d’inondation, à la notion de "faire avec" ainsi qu’au(x) futurs(s) des remblais du Grand Paris Express.
 
 
 
 

Informations pratiques

Nombre de places limitées.
Voyage pris en charge pour les étudiants de l'École nationale supérieure de paysage.
Participation demandée pour les participants extérieurs.

Inscriptions et renseignements auprès de :
Marie-Laure Garnier - École nationale supérieure de paysage - Mission Terres et Paysage
ml.garnier@ecole-paysage.fr - 06 25 46 25 53
 
 
Ce workshop est organisé par le programme Terres et paysage de l'École nationale supérieure de paysage qui reçoit le soutien d'ECT.