Workshop Infrastructure et Mobilité

01 juin 2022

 
 

5 échelles, 5 défis, 5 coupes

Entre fin mars et début avril, les étudiants en deuxième année de la formation menant au Diplôme d'État de Paysagiste à l'École nationale supérieure de paysage ont participé au workshop Infrastructure et Mobilité, en collaboration avec la SNCF et le Département Technique de l'école de paysage.

 
 
 
 
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Présentation des rendus à l'occasion du workshop Infrastructure et Mobilité. Photo : Béatrice Julien-Labruyère

Dans un premier temps, les étudiants ont assisté à deux jours de cours sur l'infrastructure dans le projet de paysage, dispensés par les paysagistes concepteurs Laurent Dufour et Benjamin Pourrain de l'agence Fabrique du paysage. Cet apport technique leur a permis de mettre en synergie l'univers des ingénieurs (référence aux coupes de projets et détails techniques, celles des Ponts et Chaussées, celles d'Alphand...) avec celui des paysagistes concepteurs, au travers de la présentation de l'exposition Sols vivants, socles de la nature en ville de l'agence Ter qui, à partir de coupes techniques, illustre à la fois les emprises et les défis territoriaux.  

Cet approfondissement technique a ensuite été suivi de quatre jours de workshop, inaugurés par une conférence de l'architecte Patrick Ecoutin.


En raison du développement du numérique, des crise climatiques, environnementales, énergétiques, des migrations de populations et des changements profonds de modes de vie, les mobilités humaines sont en pleine transformation. Dans un tel contexte, le workshop Infrastructure et Mobilité aborde le projet de paysage sous l'angle des réponses qu'il peut apporter aux défis des mobilités, à l'heure où les entreprises leaders de l'économie des transports rêvent de projections futuristes, d'innovations technologiques, de nouveaux objets, de vitesse, de mille et un services.

 
 
 
 
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Présentation des rendus à l'occasion du workshop Infrastructure et Mobilité. Photo : Béatrice Julien-Labruyère

Indissociables de l'urbanisme et de l'aménagement des territoires, les infrastructures ont été traitées dans chaque projet de paysage. En groupe, les étudiants ont choisi, partout en Europe, une infrastructure et un site, en s'inscrivant dans :

  • 5 échelles d'infrastructures terrestres (voies, canaux, rails, etc.) : rue et boulevard haussmannien ; quartier et trame urbaine ; autoroute et métropole ; territoire français et maillage du réseau ferré ; Europe des canaux.
  • 5 défis : à partir de références présentées par la chaire Paysage et Mobilité (rue commune, paysage de l'après-pétrole, autoroutes du futur, ville du quart d'heure ...), chaque groupe a engagé un processus de réflexion autour des concepts de sobriété des paysages.
  • 5 coupes : grâce à l'apport du cours de technique, chaque groupe a pu produire une coupe A0 présentant une infrastructure dans un avenir de mobilités désirables.
 
 
 
 

Les projets étudiants

 
 
 
 

« Le grand Paris des campagnes. Une nouvelle gare, un point stable de vie urbaine et végétale »

Réalisé par Nina Duclaux de l'Estoille, Sofia Nicoletti, Béatrice Palmquvist et Beatriz Saladich
 
 
 
 
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Coupe sur la gare d'Angerville, réalisé à l'occasion du workshop Infrastructure et Mobilité. Production : Nina Duclaux de l'Estoille, Sofia Nicoletti, Béatrice Palmquvist et Beatriz Saladich

Projection d'un monde dans lequel les grands projets urbains comme le Grand Paris Express se déploient au-delà de leurs territoires et coopèrent avec des territoires nourriciers. 

Ce projet tente de répondre à la question suivante : comment faire pour que les espaces ferroviaires des gares rurales accompagnent des circulations humaines plus écologiques et deviennent des points stables de continuité agricoles et de biodiversité dans chaque territoire ? Les étudiants ont choisi que la gare accueille des trains de transport agricole et que les terres libres soient aménagées en vergers collectifs et en terrains d'expérimentations en agroforesterie.

 
 
 
 

« Mise en scène. Le PPR comme réalité tangible »

Réalisé par Alice Leroy, Clément Audy, Malo Deneufbourg et Matthieu Veron
 
 
 
 
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Coupe sur la Seine à Beaugrenelle réalisée à l'occasion du workshop Infrastructure et Mobilité. Production : Alice Leroy, Clément Audy, Malo Deneufbourg et Matthieu Veron

Projection d'un monde où la montée des eaux a été anticipée et assumée au sein de chaque métropole. Paris s'adapte à la montée des eaux. Elle utilise l'eau pour se déplacer, habiter et rafraîchir la ville.


Au sein de leur projet, les étudiants se sont inspirés de l'année 1910, année d'une crue centennale qui a bouleversé le quotidien des Parisiens. L'adaptabilité est requise pour projeter la réalité du Plan de prévention des risques d'inondation en 2070. Ainsi, l'eau est partie prenante de la nouvelle composition urbaine, le paysage est résilient et réversible, et de nouvelles mobilités adaptées apparaissent, majoritairement fluviales et piétonnes.

 
 
 
 

« Mobilités concentriques. Vers une localité non isolée »

Réalisé par Martin Nicolas, Pierre Pertuisot, Mathias Colardelle et Églantine Duboisset
 
 
 
 
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Coupe sur une section de l'A86, réalisée à l'occasion du workshop Infrastructure et Mobilité. Photo : Martin Nicolas, Pierre Pertuisot, Mathias Colardelle et Églantine Duboisset

Projection d'un monde où les villes sont « multipolaires » et les voies rapides transformées par sections en « voies lentes », hub multimodaux et réseaux d'espaces publics et de nature.

Les étudiants ont choisi d'ancrer leur projet dans une projection 2050 raisonnée où l'usage démesuré des énergies fossiles est stoppé et les territoires organisés avec une multitude de pôles d'attractivités connectant la ville dense, périurbaine et rurale.


Le workshop a été réalisé sous la direction de Béatrice Julien-Labruyère et de Michel Audouy, responsable du Département Technique de l'école. Il a été encadré avec Laurent Dufour et Benjamin Pourrain.