Retour sur le voyage-atelier “Paysages et transitions”

22 juin 2022

 
 

19 et 20 mai 2022 dans la vallée de l’Epte

Pour la septième édition du voyage-atelier, l'École nationale supérieure de paysage, en partenariat avec l'Agence d'urbanisme Le Havre-Estuaire de la Seine, a convié une trentaine de participants à sillonner pendant deux jours les paysages de la vallée de l'Epte. Prenant sa source dans la boutonnière du pays de Bray et rejoignant la vallée de la Seine en amont de Vernon, cette petite rivière représente la limite frontalière entre le Vexin français et le Vexin normand, soit entre la région Normandie et la région Ile-de-France.
 
 
 
 
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Photo : Pierre-Alain Heydel

Ce territoire était idéal pour réunir les participants autour de problématiques paysagères communes à ces régions à la fois séparées et réunies par l'Epte. Pendant deux jours, les participants ont tenté de définir ensemble quelles étaient les ressources paysagères propres au territoire, tout en imaginant qu'elles puissent servir une transition énergétique durable pour ses habitants. 

 
 
 
 
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Photo : Pierre-Alain Heydel

Le jeudi 19 mai - journée exclusive de terrain - a commencé aux portes d'un territoire impressionniste, sur le coteau de Giverny, en compagnie de Camille Ravinet, jeune paysagiste-viticulteur. Il a raconté avec passion l'origine et le caractère de ses cultures viticoles installées sur un coteau calcaire de la Seine face au sud. De son côté, Romain Bocquet, enseignant à l'école de paysage, s'est appuyé sur les cartes IGN et géologiques pour montrer la manière dont ces lieux se sont transformés au cours du temps. Cette première étape a ainsi permis aux participants de s'acclimater au territoire et à ses enjeux en instituant un socle de connaissances communes.  

 
 
 
 
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Photo : Pierre-Alain Heydel

Après un déjeuner sur l'herbe à Amécourt, le groupe s'est scindé en trois :

  • le premier, accompagné de Jérôme Vrel, s'est préoccupé de l'avenir de la ressource en bois à travers le territoire ;
  • le deuxième groupe a parcouru la vallée de Bazincourt-sur-Epte à Éragny-sur-Epte, en quête d'une définition de la sobriété dans les aménagements ;
  • le dernier a traversé, aux côtés de Nicolas Durand de l'usine CDV et d'Estèphe Quillet de la société du même nom, une partie du plateau du Vexin normand, afin d'aborder l'avenir du paysage en fonction des implantations d'infrastructures énergétiques sur le territoire et la manière dont la biomasse existante pourrait devenir une source d'énergie renouvelable. Ces expériences in situ ont permis aux participants de comprendre la richesse des ressources dont regorge la vallée de l'Epte et ses plateaux, et de commencer à esquisser des solutions pour adapter ce territoire aux changements climatiques.
 
 
 
 
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Photo : Pierre-Alain Heydel

La seconde journée a été consacrée à un atelier de réflexion autour des enjeux énergétiques du territoire. Elle était organisée en partenariat avec le collectif Paysages de l'après-pétrole dans le but d'expérimenter le jeu Étape paysage. Séparés à nouveau en trois groupes de travail, les participants ont réfléchi aux possibilités de production d'énergies durables en fonction des ressources disponibles dans la vallée de l'Epte. Cette activité a permis à chaque groupe d'identifier les unités paysagères du site et ses ressources propres, afin d'imaginer un scénario de transition énergétique pour 2050. Plongée dans le temps et dans l'espace garantie !

 
 
 
 
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Photo : Pierre-Alain Heydel

Alors, quelles sont les ressources à exploiter ou à engager pour l'avenir de ce territoire ? Si vous souhaitez en savoir davantage sur cet événement ou les actions menées par le programme Vallée de la Seine de l'École nationale supérieure de paysage, rendez-vous sur https://www.vdseine.fr/paysage/