Retour sur le module « En remontant le chemin de l’eau »

21 décembre 2022

 
 

Du 13 septembre au 21 octobre 2022

Entre septembre et octobre 2022, les étudiant.e.s en Classe préparatoire aux études de paysage et le Département Écologie ont arpenté des sites témoins de l'artificialisation du bassin versant de la vallée de Versailles au XVIIe siècle, pour y observer des paysages, leurs histoires, les restes des infrastructures et leurs milieux écologiques.

 
 
 
 
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Les étudiant.e.s observent les sources qui alimentent la Pièce d'eau des Suisses. Photo : École nationale supérieure de paysage

« Construits sur des terrains marécageux, le château et la ville de Versailles présentent un paradoxe étonnant : manquer d'eau dans une cuvette humide ! L'absence de rivière et l'altitude ont obligé le roi Louis XIV et ses successeurs à une quête perpétuelle de l'eau. Pour amener de l'eau à Versailles, de véritables armées humaines ont creusé des étangs, canalisé les eaux de pluie dans un savant réseau de rigoles, édifié des aqueducs et construit des réservoirs immenses. Les paysages ont été modifiés à tout jamais par le réseau hydraulique ainsi créé », explique un panneau à l'entrée des étangs Gobert.

Durant le module « En remontant le chemin de l'eau », les étudiant.e.s ont suivi le fil de l'eau en partant du Potager du Roi : plateau de Saclay, cimetière des Gonards, friche des Mortemets... pour observer ce territoire à l'histoire hydrographique particulière. Partir à la recherche des aménagements du XVIIe siècle est un prétexte pour aller lire sur le terrain des dynamiques écologiques. À travers l'histoire des objectifs de Vauban et de Louis XIV d'acheminer l'eau à Versailles, ce parcours "hors les murs", mené dans le cadre des enseignements du Département Écologie - chargé d'une séquence appelée « Promenade invraisemblable » dans cette année préparatoire - a permis d'observer comment ces constructions d'il y a trois siècles influencent encore le paysage aujourd'hui. Il s'agit de comprendre les logiques de bassin versant artificialisé autour de Versailles et de percevoir quels écosystèmes sont liés à la présence de l'eau sous ses différentes formes - tantôt visibles, lisibles ou bien invisibles - dans le paysage.

 
 
 
 
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Comprendre l'aqueduc de Buc, ou comment faire arriver l'eau jusqu'à la vallée de Versailles, en franchissant le fond de vallée humide de la Bièvre puis la barrière topographique vue depuis le bois de Saint-Martin ? Photo : École nationale supérieure de paysage

Les étudiant.e.s ont eu pour objectif de résumer l'ensemble des sorties effectuées durant la séquence à travers un poster au format A3 dont voici 2 exemples.

 
 
 
 

Aurélia Durand, « Les végétaux, du talweg jusqu’au coteau »

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Flora Mayer Bertrand, « L’eau et sa gestion, quels sont ses aménagements et ses traces ? »

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Cette séquence a été encadrée par Marion Brun, Meryl Septier, enseignantes au Département Écologie, et Antoine Jacobsohn, enseignant et adjoint à la Directrice de l'École nationale supérieure de paysage, en charge du Potager du Roi.