Compte-rendu du Summer school EMiLA organisé par l'Académie d'Amsterdam - 25 août au 2 septembre 2017

 
 

Maker Wadden « A Laboratory for Living with Nature »

Karin Helms, responsable du Master EMiLA


Ce workshop qui avait pour thème : Maker Wadden « A Laboratory for Living with Nature », était sous la responsabilité de Prof. Maike van Stiphout avec la collaboration de Yuka Yoshida et de l'aide pour l'organisation de Marjolaine Gledda, de l'équipe de AHK et avec l'apport de nombreux conférenciers ainsi que le gérant du projet de Marker Wadden et du concepteur.

Marker Wadden est une île, ou plus exactement sera à terme un archipel de 100 km2 d'ici 2020, qui est construite grâce à des fonds privés et au fond de la Loterie nationale.

L'objectif est de créer un « paradis » pour les oiseaux, d'améliorer la qualité de l'eau de Markermeer en filtrant l'eau et d'accueillir des chercheurs et visiteurs pour observer les oiseaux.

Le public visé sont les habitants des alentours de Markermeer qui n'ont pas de rives naturelles ou de plages ni même de contact avec le lac Markermeer. L'archipel leur permettrait de répondre à cette demande.

La fonction de filtre d'eau est très importante pour le lac Markermeer, l'eau est trouble et la baisse constante du nombre de poissons et de la vie aquatique inquiète les autorités. L'origine de la catastrophe écologique du Markermeer vient de la construction de la digue anti-tempête puis celle du futur polder de Marker qui ne fut finalement pas réalisé. Les archipels sont construits avec le sable souterrain pris à 20 mètres de profondeur permettant d'avoir entre les îles des lieux de nidification des poissons. Les lieux d'extractions, elles, ce rempliront progressivement grâce aux courants d'eau permettant probablement de clarifier l'eau.

Les étudiants ont eu comme questions :
  • Quelles aménagements ? (soit prévoir l'aménagement pour 20 chercheurs installés en permanence et des aménagements pour les visiteurs journaliers).
  • Aménager pour la biodiversité - Les aménagements et la venue de l'« Homme » sur l'île doivent être conçus de façon à contribuer au processus de « Nature » - participer à augmenter la biodiversité. L'Homme devait être vu comme partie prenante et rendre compte
  • Dessiner dans l'anthropogène en pensant aux conditions de la biodiversité.

Les étudiants pouvaient aussi apporter leur regard sur la poursuite du projet d'archipels.

REMARQUES GÉNÉRALES : Un workshop qui fut un succès.

Le commanditaire et maître d'ouvrage des archipels artificiels - Roel Posthoorn Ingénieur - fit la remarque générale sur les apports des étudiants que leurs regards et propositions mettaient très en avant une compréhension sensible du site, la notion de temps et d'évolution du site était présent sur toutes les propositions. La mise en scène de l'horizon ou des horizons du lieu fut pour lui aussi une découverte. L'emplacement des abris et des lieux d'accueils proposés ouvrent le débat - les propositions sont celles de l'Homme qui doit être plus effacé par rapport à la vie des oiseaux. L'éventuel faiblesse des réponces fut sur le type d'aménagements : ils sont trop vulnérables, trop éphémères et ne permettent pas une occupation hivernale.

Voir le site www.emila.eu pour plus d'informations.
 
 
 
 
photo 1 - Etudiantes ENSP Summer School EMiLA 2017
photo 2 - Etudiantes ENSP Summer School EMiLA 2017
 
 
 
 

Trois étudiantes de l'ENSP suivent le cursus EMiLA - Emma MORILLON, EMiLA-ENSP (AHK-ESALA) ; Alice LABOURE, EMiLA-ENSP VERSAILLES (ETSAB-ESALA) ; Iris OLIE, ENSP-EMiLA (ETSAB-AHK).

 
 
 
 

 

 

 
 
 
 
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