Atelier Relief, le socle

23 novembre 2022

 
 

Du 15 septembre au 26 octobre 2022

Du 15 septembre au 26 octobre 2022, les étudiant.e.s en première année de formation menant au Diplôme d'État de Paysagiste (DEP1) ont participé au premier temps de l'atelier Relief, intitulé « le socle ». Le second temps, « la strate » se poursuivra du 21 novembre au 25 janvier prochain. Le socle s'est achevé avec une exposition performance des soixante travaux réalisés par les étudiant.e.s.

 
 
 
 
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Le banquet, exposition des travaux et performance le 26 octobre 2022. Photo : Christopher Doche.

L'atelier Relief est le premier atelier de la formation menant au Diplôme d'État de Paysagiste. Fondateur de l'atelier, Bruno Tanant en 2016 explique que « la question du relief, de la topographie naturelle ou artificielle est plus qu'un paramètre dans la genèse d'un paysage. Elle en est la condition. Sans relief, minuscule - voire imperceptible - ou gigantesque, pas de paysage et pas de projet de paysage. Le relief est support et matière, le relief est le dessus et le dessous. Le relief est plastique : il se plie, se tord ou se détend en fonction des énergies qui le traversent. Énergies naturelles ou artificielles parce que liées à l'homme. Le relief s'éprouve physiquement. Sans ces socles en mouvements, pas de paysage. Tout est mouvement. Capter ces mouvements pour les utiliser, les modifier ou les laisser filer est l'un des rôles majeurs des paysagistes ».

Cet atelier permet d'acquérir les outils pour représenter le relief et le transformer, dont les fondamentaux sont le dessin en 2D avec les courbes de niveau et la représentation en volume avec la maquette.

 
 
 
 
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Le banquet, exposition des cartes topographiques du relief-fiction. Photo : Christopher Doche.

Au long de l'atelier, les étudiant.e.s manipulent d'autres formes d'expression permettant d'explorer la notion de relief dans les univers formels, plastiques et rédactionnels pour inscrire l'apprentissage technique dans une vision personnelle de projet : photographie, dessin, écriture, lecture, montage informatique, etc. Car, sans vision subjective, il n'y a pas de projet de paysage.

Simultanément à cet apprentissage de la topographie, les étudiant.e.s découvrent les notions de cadrage et de hors-champ, d'échelle, de géométrie dans l'espace. Cela fonde le socle de l'apprentissage du métier :

  • cadrer une fenêtre sur le réel;
  • décider ce qui reste hors-champ et se positionner sur le contexte qui déborde;
  • choisir des échelles de représentation adaptées aux intentions projetées et articuler un discours dans la traversée de ces échelles.
 
 
 
 
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Le banquet, exposition des maquettes de relief-fiction. Photo : Christopher Doche.

Ainsi, l'atelier est organisé en séquences qui permettent de progresser dans l'exploration technique et sensible par l'expérimentation d'après contraintes pour accompagner les étudiant.e.s : acquérir un outil à partir d'un cadre et proposer de l'inventer.

Un banquet au Potager du Roi a suivi la restitution des travaux étudiants, partagé avec l'équipe enseignante de l'atelier, Ivanne Gribé, Alexis Faucheux, Alexis Feix, paysagistes concepteur.rice.s, et Elsa Noyons, artiste.