Une approche de l’énergie à travers les arts dès la première année

 
 

Lors de la troisième journée du Voyage inaugural, les premières années du cursus DEP ont pu appréhender, sur la pointe de la Hague, le thème de l’énergie sous un angle artistique. La Chaire Paysage et énergie a accompagné le Département arts lors de cette journée riche en apprentissages.

 
 
 
 

Une initiation au thème de l’énergie

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La pointe de la Hague est particulièrement riche pour expliquer les paysages énergétiques. L’ouvrage de l’histoire des paysages de l’énergie, sur lequel travaille la Chaire, propose un chapitre sur ce territoire. Cette ressource a permis de préparer l’intervention et de la spatialiser pour permettre aux étudiants de visualiser et comprendre leur arpentage.

Dans une ancienne carrière de pierre, à l’ouest de Biville, les étudiants ont d’abord été invités à mesurer corporellement le site et à prendre conscience intuitivement des énergies géologiques et mécaniques à l’œuvre, grâce à l’encadrant paysagiste et artiste Olivier Marty. Mégane Millet Lacombe, chargée de mission à la Chaire, leur a donné ensuite une première initiation aux paysages énergétiques et aux transitions. Une première partie a permis de remonter le temps grâce à différentes cartographies et photographies. La grande carte de Cassini a montré la présence de production énergétique principalement par les moulins à eau qui parsèment le nord-ouest de la pointe de la Hague au XVIIIe siècle. D’anciennes cartes postales ont montré les anciennes mines de Flamanville. Puis une photo aérienne a dévoilé les quelques lignes électriques et enfin les sites nucléaires. Puis dans une deuxième partie, les étudiants ont essayé de comprendre nos consommations d’énergie et d’espace notamment grâce aux illustrations de l’Outil de spatialisation de la transition énergétique qui est en cours de construction par la chaire.

 
 
 
 

Les énergies du site : un répertoire artistique

L’après-midi a été consacré à l’ébauche d’un « Répertoire des énergies visibles et invisibles, réelles ou imaginaires, du paysage de Biville ». Les étudiants ont, par groupes de cinq, arpenté le site sur des parcelles d’environ 6 km de long, allant de la terre à la mer perpendiculairement à la plage. En autonomie grâce à une carte IGN donnée en début d’exercice, ils ont pu se repérer et parcourir physiquement le site. Les étudiants ont récolté les traces des énergies du site qu’ils ont nommées et étiquetées sur un carnet-souche. A la fin de l’après-midi, qui a marqué le premier travail collectif du cursus DEP, un bilan a permis de faire émerger de nombreux questionnements et des discussions collectives.

 
 
 
 

Une exposition collective éphémère

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Dans la soirée, les étudiants ont pu réaliser une exposition éphémère de leur Répertoire. Ils ont disposé leurs échantillons variés et leurs étiquettes. Ils ont fait le choix de présenter leur travail au sol, en bandes, et ont travaillé sur l’assemblage entre récolte et étiquettes. C’est la première exposition de leurs cursus.

 
 
 
 
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Cette journée a permis de faire entrer le thème des transitions et de l’énergie au plus tôt dans le cursus pour développer les envies et les curiosités. Ces jeunes paysagistes ont été amenés à y réfléchir de manière transversale avec le Département arts, ce qui permet une approche originale, mais aussi oblige la Chaire à renouveler ses outils d’intervention. Ces temps de partage sont porteurs et permettent de faire réagir les étudiants et ouvrir le dialogue sur l’énergie et les transitions.


 

 
 
 
 

Encadrants : Olivier Marty, Mégane Millet-Lacombe, Guilain Roussel, Guillaume Quemper