Art et énergie pour les étudiants en première année

 
 

À l'occasion de l'atelier artistique Assemblages

Du 21 au 24 juin, les étudiants en 1ère année de formation menant au Diplôme d'État de Paysagiste à l'École nationale supérieure de paysage ont participé à l’atelier artistique Assemblages, qui clôt l’année universitaire avant les stages d’été. Ce module pédagogique vise à faire jouer ensemble des formes et des notions hétérogènes, a priori difficiles à concilier, en s’exprimant en priorité en trois dimensions. L’atelier s’est particulièrement intéressé à la notion d’énergie. Les étudiants avaient déjà expérimenté ce sujet durant leur Voyage inaugural à Biville ; cette deuxième approche de l’énergie leur a donc offert de prolonger l’enseignement et d’aborder les questionnements plus spécifiques liés aux infrastructures.

 
 
 
 
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Les étudiants en première année de formation au Diplôme d'État de Paysagiste proche du poste RTE de Villiers-le-Bacle. Photo : Mégane Millet Lacombe
 
 
 
 

Arpentage des énergies

Dans une dynamique lancée dès le vendredi à l'occasion d'une journée d'histoire de l'art dédiée aux liens entre art et énergie, l'atelier Assemblages a débuté par une visite de trois sites :

  •          Le Potager du roi par Antoine Jacobsohn qui a expliqué le fonctionnement du réseau d'eau souterrain et aérien, permettant aux étudiants de mieux comprendre la gestion de leur lieu d'études, mais aussi d'établir un lien avec le plateau de Saclay, deuxième lieu de visite.
  •           Le plateau de Saclay, par Mégane Millet-Lacombe, chargée de mission à la Chaire Paysage et énergie, qui a présenté le poste électrique RTE de Villiers-le-Bâcle puis les lignes haute tension d'Igny.
  •           Enfin, après une pause au viaduc de Buc, les étudiants ont parcouru les anciennes installations hydrauliques de Louveciennes, puis le parc de Marly-le-Roi jusqu'à l'Abreuvoir, grâce à l'intervention de Béatrice Montfort, guide-conférencière.

Des équipements d'énergie sur le plateau de Saclay au réseau d'eau de l'ancienne machine de Marly (approvisionnant en eau les fontaines du parc du château de Versailles), les étudiants ont pu appréhender de nombreuses échelles d'infrastructures. Ce faisant, ils ont été invités à parcourir, écouter, dessiner, photographier, filmer, enregistrer... pour proposer en fin de semaine une restitution plastique de leurs perceptions.

 
 
 
 

Expérimentations et réalisations plastiques

Quatre enseignants ont accompagné les étudiants dans leurs recherches : Hélène Agofroy, artiste, Rozenn Canevet, historienne et critique d’art contemporain, Jean-Louis Chapuis, graphiste, et Olivier Marty, artiste-enseignant à l’École nationale supérieure de paysage. Les étudiants ont proposé plusieurs types de réalisations plastiques : vidéos, performances, installations... tout au long de la journée des rendus. En voici une sélection.

 
 
 
 

FRACTALE

Performance de Hélèna Dominique, Adrien Nizon, Delphine Tourte

Performance de Hélèna Dominique, Adrien Nizon, Delphine Tourte

Photos : Mégane Millet Lacombe

« Autour d’un procédé presque industriel et brutal, la réalisation de motifs répétés, et délicats, dans un morceau de bois. Équipés de pinces croco, d’un transfo, de clous, et de planches de bois d’essences diverses, c’est la conduction de l’électricité dans le bois qui nous anime et anime le matériau. Il devient vivant, il crépite, il brûle. Nous maîtrisons tout, sauf le motif qui se créé sous nos yeux. »

 
 
 
 

PETROL

Poème et installation de Sarah Bersagol

installation de Sarah Bersagol

Photos : Sarah Bergasol

Fougères, Prêles,
Bryophytes.
Vivantes, belles,
Puis composites.
Mélasse noire,
Victoire ou mouroir ?
Matière visqueuse,
Heureuse ou malheureuse ?
Emblême du monde moderne,
Et pas une cerne.
Toile vibrante, mouvante,
Trop polluante.
Métamorphoses élastiques,
Jaillissement du plastique.
Si indispensable ?
De toi nous sommes responsables.
Rupture du cycle,
Tes détrituts giclent.
Egoïste
Tu persistes.
Et si tu n’étais pas là,
Nous serions quoi ?
Grande peine
Ou aubaine?

 
 
 
 

JONCTION

Installation de Mathias Cordelle et Céline Lallau

Installation de Mathias Cordelle et Céline Lallau

Photos : Mégane Millet Lacombe

"Résultat d’un assemblage de deux œuvres individuelles […] le segment que nous avons mis en scène exprime la manière dont les infrastructures ponctuent le paysage, qu’elles soient perceptibles (aériennes) ou imperceptibles (souterraines)"