Ecole nationale supérieure du paysage de Versailles
Laboratoire de recherches
Actes des séminaires
«Etapes de recherches en paysage»
Numéro
6, 2003 - 2004
Préface
par Pierre Donadieu
Cette nouvelle
édition des textes présentés dans les séminaires
de recherche de l'ENSP est électronique. Ainsi chacun y puisera,
à la demande, les informations qu'il recherche.
Les textes qui ont été sélectionnés sont à
l'image de la pluralité de la notion de paysage. Ils exposent des
domaines très différents et géographiquement très
variés.
Anne-Sophie Devanne analyse le comportement des visiteurs dans le parc national
des Pyrénées à partir d'entretiens relatant leur expérience
de promeneurs.
Paola Branduini compare les problèmes posés par les bâtiments
ruraux en Ile-de-France et dans la région de Milan. Elle met en évidence
les questions de restauration très différentes, selon l'importance
des locaux construits pour accueillir une plus ou moins importante main-d'uvre
agricole.
Olivier Djongang, en étudiant les fonctions traditionnelles des arbres
dans le pays Bamiléké met en évidence la nécessité
de prendre en compte la diversité des usages sociaux des arbres,
dans les politiques forestières comme dans les politiques urbaines.
Hélène Soulier, à partir d'une analyse bibliographique
détaillée, approfondit la diversité du lexique de la
désocialisation de l'espace urbain (les friches). A partir de la
pluridisciplinarité des approches dont elles sont l'objet, elle pose
la question de leur devenir, et de leur passage possible du statut de «déchet»
à celui de «ressource».
Samuel Périchon, en s'appuyant sur l'étude de trois générations
d'agriculteurs bretons analyse l'évolution de la composition végétale
des haies bocagères, en fonction de la variation de l'utilisation
des espèces.
Enfin, Awa Ba interroge les acteurs publics du devenir des nyayes agricoles
de Dakar pour construire le concept de multifonctionnalité. Ces dépressions
inondables sont menacées de destruction. Peut-on les sauver au double
bénéfice de la ville et des agriculteurs ?
Dans tous ces cas, la (re)construction du rapport humain à l'espace
et à la nature est au centre des analyses. Elle traduit la permanence
de la question paysagère, même quand le mot de paysage n'est
pas prononcé.