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Ecole nationale supérieure du paysage de Versailles
Laboratoire de recherches

Actes des séminaires «Etapes de recherches en paysage»

Numéro 5, décembre 2002





Préface

par Pierre Donadieu


L'introduction ou le développement de la formation par la recherche dans les écoles formant en France des paysagistes (ingénieurs, architectes, etc.) est un phénomène récent. A l'ENSP de Versailles, les premières expériences datent du début des années 1980 et n'ont conduit à la mise en place d'un laboratoire de recherches que 10 ans après.

Les raisons qui ont amené à réunir le 6 décembre 2002, à Versailles, les paysagistes formateurs, les enseignants (artistes, techniciens ou scientifiques) et les (enseignants) chercheurs sont multiples et reflètent plusieurs questions actuelles :

- Comment renouveler le contenu des formations ? Quels rôles respectifs jouent les expériences des professionnels du paysage et des professionnels de la recherche scientifique ? Quelles parts respectives doivent être accordées à la création artistique et à l'innovation scientifique et technologique ?

- A partir de quels critères renouveler les corps d'enseignants titulaires et associés, dans des écoles aux tutelles différentes (ministères de l'agriculture, de la culture, de l'éducation nationale, etc.) ? Les publications dans des revues scientifiques internationales peuvent-elles être comparées aux réalisations et travaux des meilleurs paysagistes ?

- Comment engager les écoles de paysage dans la réforme en cours de l'enseignement supérieur français en valorisant les aptitudes des établissements à renouveler leurs formations et à les rendre lisibles à l'échelle internationale (réforme dite licence ­p; master ­p; doctorat) ? Quel sera le rôle de la recherche dans cette réforme ?

Ce nouveau contexte a amené cinq des six écoles françaises formant des paysagistes à se réunir avec des chercheurs et à débattre de ces questions. Il s'agit de l'Ecole nationale supérieure du paysage de Versailles, de l'Ecole d'architecture et du paysage de Bordeaux, des deux formations au paysage de l'Institut national de l'horticulture d'Angers, et de l'Ecole nationale supérieure de la nature et du paysage de Blois. En outre sont intervenus des chercheurs du CNRS, de l'EHESS et de l'Université de Paris 1.

Le compte-rendu des débats traduit assez clairement les différentes positions en présence. Celles-ci sont ensuite explicitées dans les textes fournis avant le séminaire par les participants. Parmi ceux-ci, le texte de J.M. Besse et G. Tiberghien, animateurs de la journée, est une réponse aux questions qui leur ont été posées par la direction de l'ENSP en tant qu'experts.