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Ecole nationale supérieure du paysage de Versailles
Laboratoire de recherches

Actes des séminaires «Etapes de recherches en paysage»

Numéro 2, juin 2000





Préface

par Pierre Donadieu


Le séminaire semestriel des doctorants du Laboratoire de recherches de l'Ensp a eu lieu le 30 juin 2000. Il a réuni d'anciens élèves du Dea «Jardins, paysages, territoires» de l'École d'architecture de Paris-La-Villette, inscrits à l'École du génie rural des eaux et des forêts, à l'Ehess et à Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Signalons que les réformes des écoles doctorales ont abouti à l'élargissement de l'ancienne école doctorale des Grandes écoles du vivant, dont font partie l'Ensp et l'Engref, devenue la nouvelle école doctorale Abies (Agriculture, alimentation, biologie, environnement et santé). Certains Dea des universités Paris VII, XI et XII font désormais partie de cette nouvelle école.

Les textes qui suivent correspondent à des étapes de thèses de doctorat traduites sous la forme de projets d'articles. Cet exercice, qui n'est pas aussi facile que l'on pourrait croire, doit accompagner l'élaboration de la thèse dont il marque les moments essentiels.

Roland Vidal, après avoir rappelé l'histoire des villes balnéaires, précise les modèles de parcs et villes-jardins qui distinguent la cité de Sables-d'Or-les-Pins des villes voisines dans les Côtes-d'Armor. Denis Delbaere décrit les rapports que les habitants de la cité Concorde, près de Lille, construisent dans un contexte conflictuel avec les espaces extérieurs aux immeubles. Jane Monte Juca explique les fondements paysagistes de la ville de Brasília en tant que ville-campagne. Gaelle Aggeri retrace l'histoire récente de la «gestion différenciée» des parcs urbains en France et en Europe. Séverine Steenhuyse montre le décalage existant entre l'environnement restauré de l'étang de Berre et son image dépréciée. Enfin, Emmanuelle Lambrey analyse comment les habitants des marais de Brouage, en Charente-Maritime, ont construit un nouvel art de vivre dans ces territoires autrefois méprisés.

La plupart de ces recherches répondent à la même question : comment les sociétés habitantes modifient-elles le rapport à leur territoire en fonction des images qu'elles se font de leur cadre de vie, et comment les pouvoirs publics accompagnent ou non cette transformation.